Astrid Dumas de Regards Patrimoine (Conseil en gestion et valorisation du patrimoine urbain et paysage culturel) et moi avons conjugué nos talents pour écrire cet article sur la Haute-Loire. Paru début décembre dans le magazine altiligérien, Strada d’ici. On vous le livre tel qu’il est paru :

Si on en juge la circulation sur la RN88 certains jours, il doit vraiment faire bon vivre en Haute-Loire pour ceux qui travaillent à Saint Étienne !

Le bon air est-il le seul argument pour s’installer ici ? Ou bien serait-ce pour d’autres raisons, comme le prix de l’immobilier plus attractif, la présence du patrimoine culturel et l’omniprésence de la nature ?

2006, la flambée de l’immobilier.

Cette année-là, vous vous souvenez peut-être, les prix de l’immobilier se sont mis à augmenter de façon quasi délirante. Les agglomérations, comme Saint-Étienne, ont rapidement été touchées.

Les citadins voulant accéder à la propriété ont été obligés de s’excentrer, d’abord sur les vallées de l’Ondaine et du Gier ainsi qu’en plaine, puis du côté altiligérien.

L’attractivité de la Haute Loire.

La Haute-Loire concentrait plusieurs critères favorables à l’installation des classes moyennes. À savoir une distance en temps et en kilomètres raisonnable, un cadre de vie apaisant, des paysages magnifiques, un sentiment de sécurité, les avantages de la ville en journée cumulés à ceux de la campagne le soir pour les travailleurs citadins, sans oublier pour certains un retour aux origines.

À cela s’ajoutait un avantage primordial : des prix bas depuis plusieurs décennies, de nombreux terrains disponibles à l’achat ou une offre importante et variée de bâti de caractère à rénover. De prime abord la corrélation entre la flambée de l’immobilier et la sauvegarde du patrimoine culturel ne saute pas aux yeux. Pourtant, la hausse soudaine et conséquente des prix immobiliers à Saint-Étienne (mais ça, c’était avant) a bel et bien eu un impact sur la préservation du patrimoine altiligérien.

Et on va vous expliquer pourquoi…

Au secours de la béate.

Le patrimoine culturel est constitué de différents types de bâti ancien. On pense souvent d’abord aux églises, aux châteaux, au petit patrimoine tel que les moulins ou les lavoirs des villages. Mais on oublie parfois que les habitations, comme les vieilles fermes en pierre, les granges, les maisons de béate… font également partie du patrimoine culturel.

Leur architecture et leurs usages passés contribuent à leur intérêt patrimonial.

En rénovant et en s’installant dans ces habitations, les nouveaux propriétaires participent ainsi de façon active et concrète à la valorisation d’une identité propre à une région, un territoire.

Des aides à la rénovation de patrimoine

Bien conscient des bénéfices d’un patrimoine culturel préservé pour l’attractivité de la Haute-Loire, le Département propose des aides financières qui pallient les surcoûts engendrés par une rénovation de qualité. Le dispositif « toitures typiques » aide à restaurer et conserver à l’identique les couvertures caractéristiques de la Haute-Loire, comme la lauze que l’on peut observer du côté du lac bleu (Champclause) ou bien les toits en chaume du Mézenc. Quant au dispositif « Patrimoine Rural Non Protégé », il permet de financer des travaux sur du bâti avec un intérêt patrimonial mais qui n’est pas inscrit aux « monuments historiques ».

Finalement, les accédants à la propriété qui s’étaient installés en Haute Loire pour des raisons économiques sont restés ici après le renversement de la tendance. Pourquoi ? Pour toutes les raisons que nous venons d’évoquer, il fait bon vivre ici.

Astrid DUMAS &

www.regards-patrimoine.com

Marie-Sylvie LIMOUSIN

www.otour2limmo.fr   

Retrouvez notre article page 14 et 15 de STRADA sur le lien :

Photo de l’article paru
Photo de l’article paru

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Crédit photo pour image de couverture – « Le Puy-en-Velay » by https://pays-basque.coline-buch.fr/ is licensed under CC BY-NC-ND 2.0 .